Année Alix
Ouverture 14 Mars 2026 à Kolwezi

Après l’ouverture officielle le 04 février 2026 en Nancy, la vicairie du Congo a ouvert son année Alix le samedi 14 Mars 2026 à Kolwezi. Tout a commencé par une neuvaine à mère Alix dans toutes les communautés. Puis, le matin du jeudi 12 Mars 2026, avec le pèlerinage de Lubumbashi à Kolwezi, s’est concrétisé le désir de sortir Alix de son silence et de redynamiser la pastorale vocationnelle.
C’est dans un climat de joie et de prière que le bus MULYKAP quitte l’enceinte de l’école Alix à 10h00. A son bord, trois prêtres de la Congrégation des Pères de saint Augustin O.S.A. venus de Kinshasa, quelques abbés de l’archidiocèse de Lubumbashi, les représentants des élèves de nos deux écoles, Alix le Clerc et sainte Anne, les associés, les anciennes, les enseignants ainsi que les sœurs de deux communautés de Lubumbashi, Alfadjiri et Notre – Dame de l’Ecoute, viennent de se recueillir dans la grande salle de l’école Alix le Clerc.
Les pèlerins arrivent à Kolwezi à 15h 30 ; devant la chapelle de Notre-Dame de Lumière, c’est l’accueil chaleureux des sœurs, des associés, et des internes par des chants de louange et de danses, l’action de grâce à la chapelle et enfin l’installation.

Journée du 14 Mars 2026
Elle commence à 9h 30 par la célébration eucharistique présidée par le Vicaire Général, Monseigneur Jean Pierre YAV, dans la nouvelle cathédrale Sainte Marie Reine de la Paix et concélébrée par plusieurs prêtres du diocèse de Kolwezi, de l’Archidiocèse de Lubumbashi dont l’Abbé Zephurin le représentant de l’Archevêque Monseigneur Fulgence MUTEBA, des prêtres de Kinshasa et d’ailleurs.

La belle messe chantée par la chorale rassemblant toutes les élèves de nos écoles de Kolwezi ainsi que quelques enseignants, les acolytes du lycée Mwanga et Juhudi, les petites filles danseuses de nos écoles primaires. Les danseuses de la messe vêtue en pagne de mère Alix et en robe blanche, ces dernières dansant en contournant l’effigie de mère Alix selon la manière de prier et de demander l’intercession de Mère Alix.






Selon la tradition, la procession des offrandes en nature apportées par les élèves de nos écoles – ici les élèves de l’école maternelle Nyumba ya Heri et Pierre Fourrier – , les enseignants, le centre Nuru et les sœurs.
Discours du Père Blaise de l’ordre de Saint Augustin
MOT DE CIRCONSTANCE À L’OCCASION
DE L’OUVERTURE DU JUBILE
DES SŒURS CHANOINESSES DE SAINT AUGUSTIN,
KOLWEZI 14.03.2026
Mgr le VG
Exc. Madame le Gouv
Rev. Mère Vicaire des sœurs Chanoinesses de Saint Augustin,
Chers confrères Prêtres, chers confrères et consœurs dans vie Religieuse. Tous les officiels du gouvernement,
Chers frères et sœurs dans le Christ, Bonjour !

C’est avec action de grâce et gratitude que je prends la parole au nom de mes confrères ici présents ainsi que tous les Frères Augustins du Vicariat Congo en ce jour solennel de l’ouverture de l’année jubilaire de nos consœurs dans l’Eglise particulière de Kolwezi et dans la province de Lualaba que nous avons foulé pour une toute première fois.
Salutations fraternelles de la part du Révérendissime Père Vicaire provincial ainsi que tous vos Frères Augustins du vicariat Congo.
En effet, nous ne pouvions faire le sourd à l’invitation de nos consœurs, Chanoinesses de Saint Augustin. Ce sont nos sœurs, nous sommes toutes et tous fils et filles de Saint Augustin… Avec toute humilité, j’espère que ce nom vous dit quelque…. Dans toute famille humaine, c’est toujours une joie immense de voir sa sœur ou son frère à ses côtés pendant des moments aussi déterminants de sa vie. Nous en sommes fiers et contents.
Toutefois, à la réception de l’invitation, nous nous sommes dits comme Nathanaël à qui l’on annonçait Jésus dans Jean 1 :46 : « À part le cuivre, peut-il venir de Kolwezi quelque chose de bon ? Mais hélas, après avoir vécu une chaleur humaine sans précèdent, une hospitalité légendaire et une générosité chrétienne indescriptible, nous avons tendance à ériger trois tentes dont une pour moi et les deux autres pour mes confères. Malheureusement, l’obéissance religieuse nous rappelle incessamment à Kinshasa.
Chères consœurs, nous rendons grâce à Dieu qui, sous l’impulsion et la protection de nos saints fondateurs, je cite Saint Augustin d’Hippone, Saint Pierre Fourier et la Bienheureuse Alix le Clerc, vous a assuré la fidélité et la capacité d’accomplir une mission aussi noble que la transformation intellectuelle, morale et spirituelle de l’homme et de la femme dans le monde, dans le Diocèse de Kolwezi, dans cette province bénie de Lualaba et partout ailleurs. Pour nous Augustiniens.nes, les études font partie intégrante des fondamentaux de notre spiritualité car pour Saint Augustin, la connaissance est un cheminement spirituel reliant foi et raison, résumé par « crede ut intelligas, crois pour comprendre ».
Nous prions pour que cette année jubilaire vous soit gracieuse, une année d’introspection spirituelle et de planification stratégique pour l’avenir. Nous vous assurons de notre proximité fraternelle dans tout ce que vous faites et ferez. Nous n’avons été que des ouvriers de la première heure. Nombreux de vos frères viendront incessamment vous visiter et vous encourager à tenir bon dans notre mission augustinienne qui se résume en « Veritas, Unitas, Caritas »… La recherche de Dieu qui est vérité, qui nous unit à vivre en communauté et nous commissionne à vivre la charité avec tout être humain. Chères consœurs, nous vous souhaitons affectueusement une fructueuse année jubilaire. À nous toutes et tous, une agréable célébration.
Le Message d’ouverture de sœur Mireille Ilunga, Supérieure Provinciale

Grande est notre joie de nous rassembler dans cette nouvelle Cathédrale Sainte Marie Reine de la Paix à l’occasion de ce double jubilé de notre Mère, la bienheureuse Alix Le Clerc, fondatrice de la Congrégation Notre-Dame, Chanoinesses de Saint Augustin.
Qui est la Bienheureuse Alix Le Clerc ?
Quel est ce double jubilé que nous célébrons ?
Mère Alix Le Clerc comme nous avons l’habitude de l’appeler est la fondatrice avec Saint Pierre Fourier de la Congrégation Notre-Dame, Congrégation à laquelle ils ont donné la Règle de Saint Augustin. Elle est née à Remiremont, en Lorraine qui était à l’époque un Duché indépendant de la France, mais aujourd’hui l’une de ses provinces. Elle est née disais-je et fut baptisée le 02 Février 1576, jour où l’Eglise fête la présentation de Jésus au temple et fête de la vie consacrée. Née d’une famille aisée et chrétienne, elle a eu une enfance heureuse, elle était joyeuse, gentille et obéissante. Comme jeune fille elle aimait les fêtes, la musique, la danse et la brillante compagnie de la bonne société.
Un jour elle tombe malade et doit rester alitée plusieurs semaines. Durant sa convalescence, un ami lui apporte, pour la taquiner, un livre de piété. Comme elle s’ennuie, elle finit par le lire. Elle y découvre le sens de l’existence, de l’amour vrai et profond de Dieu. Alix prend conscience que sa vie est bien superficielle. Elle prend la ferme résolution de se repentir et de changer de vie. Ainsi peu à peu Alix prend en horreur ce monde de futilité dans lequel elle vivait. C’est alors qu’elle ose confier au père Pierre FOURIER son désir de vivre pour Dieu et pour les autres. Et elle a un projet concret : fonder une « maison nouvelle filles pour y pratiquer tout le bien qu’on pourrait », et ceci pour des petites filles « tant pauvres que riches ». Ce prêtre, Pierre FOURIER va alors jouer un rôle important pour aider Alix et l’accompagner à réaliser son désir. La nuit de Noël 1597 Alix avec 4 autres jeunes filles (Isabeau, Gante, Jeanne, Claude), font leur premier engagement dans l’église de Mattaincourt.
La 1ère école de la congrégation Notre-Dame s’ouvre à Poussay en Juillet 1598. C’est l’une des premières fois dans l’histoire qu’on s’occupe d’instruire des filles et donc de promouvoir la femme en vue de la transformation de la société.
Et très vite d’autres écoles et communautés des sœurs s’ouvrent dans plusieurs villes et village. A travers joies et épreuves, Alix continue de mettre sur pied la réalisation de son désir. C’est ainsi que, dans un songe, la vierge Marie s’approche d’Alix, lui tend son petit enfant et lui dit « je te le donne pour que tu le fasses grandir » ; « fais-le grandir »
Elle comprend encore mieux la mission que la Vierge lui confie de faire grandir les jeunes, images de Jésus, fils de la Vierge Marie. Lors de son engagement définitif Alix se fera appeler « Mère Thérèse de Jésus » nom de Thérèse d’Avila qu’elle prend comme Modèle. Et le nom de la congrégation Notre-Dame vient de la proximité d’Alix avec la Vierge Marie. Après des années de travail assidu et d’épuisement physique, Mère Alix s’éteint le 09 Janvier 1622 à 46 ans.
le 4 Mai 1947, l’Eglise la proclame bienheureuse. C’est ainsi qu’on fête la bienheureuse Alix Le Clerc le 09 Janvier de chaque année. Nous célébrons donc le jubilé de 450 ans de sa naissance. Mais nous célébrons aussi les 80 ans de sa béatification par le Pape Pie XII : le 4 Mai 1947, l’Eglise l’a proclamée bienheureuse. L’année jubilaire unit donc le jubilé de sa naissance et celui de sa béatification. Le Conseil Général de la Congrégation a retenu comme thème de cette année jubilaire « …Et tu arriveras à ton désir » avec comme objectif de faire connaitre Alix et de promouvoir la vocation religieuse.
Chers jeunes, chers frères et sœurs
Alix a eu un grand désir « de créer « une maison nouvelle où on pourrait pratiquer tout le bien possible ». Par la prière, le travail, le dévouement, malgré les difficultés, elle a fondé avec Saint Pierre Fourier la CND- CSA. Alix a eu le désir de voir les filles quitter la rue où elles vivaient comme « les petites pailles abandonnées à elles-mêmes et simplement vouées aux travaux ménagers. Elle créa en son temps et dans son pays des écoles pour l’instruction des filles. Aujourd’hui cette instruction s’étend à nos frères garçons.
Et toi cher jeune, cher frère, chère sœur, quel est ton désir ? Quel désir veux-tu réaliser dans ta vie, dans ta famille, dans ton école, dans ta congrégation, dans ton Eglise et dans notre pays ? Comment penses-tu y arriver, dans cette société d’aujourd’hui plein de défis et de contradictions ? Alix nous redit aujourd’hui, comme le Seigneur le lui avait recommandé, je cite : « jette toujours un œil vers Moi et un autre sur tes défauts pour les corriger et tu arriveras à ton désir ». Saint augustin renchérit en disant, je cite : « tu nous as fait pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi ».
Notre Mère Générale, sr Cécile MARION, dans son allocution prononcée à Nancy le 04 Février dernier, lors de l’ouverture officielle de l’année Alix nous dit je cite encore : « Alix a été vraie et libre. Au point d’être une « résistante ». La maison nouvelle voulue par elle, elle a dû tenir bon contre le machinisme familial et ecclésial de l’époque pour inventer une nouvelle forme de vie religieuse, apostolique, non cloîtrée. Elle a tenu bon… mais non par elle-même … Si Alix a tenu bon, c’est parce qu’elle n’a jamais abandonné cet appel intérieur qui a guidé sa vie.
Elle est restée « branchée », « connectée » à cet appel de façon continue, définitive ». Chers jeunes, chers frères et sœurs, restons tous accroché à Jésus, corrigeons nos faiblesses, travaillons sans cesse à l’instruction, à l’éducation de notre jeunesse afin de préparer la société de demain. Faisons grandir le petit enfant de la Vierge Marie qu’elle nous confie et nous arriverons à notre désir.
« Que soit notre Amour entier »
La Marche
Après la célébration eucharistique vint la marche, avec pour objectif de faire connaitre Alix et manifester notre joie d’appartenir à la Congrégation Notre- Dame. Elle a commencé de la nouvelle cathédrale Sainte Marie Reine de la Paix jusqu’à notre Dame de Lumière. Tout le long de la marche, élèves, enseignants, associés anciennes élèves et les sœurs de la vicairie, les invités, ont suivi le rythme de la fanfare en chantant et en dansant.




Nous voyons dans la marche la présence remarquable des sœurs ainées : Sœur Marie Odile, sœur Georgette
Dans la salle de fête
Nous saluons la présence de madame KAINDA PATCHOU, ministre de l’éducation, santé, genre, famille et enfants qui représente la gouverneure de la Province du Lualaba madame FIFI MASUKA, la présence des sœurs des différentes congrégations. « Je remercie les sœurs pour leur présence remarquable dans l’éducation de la jeune fille à Kolwezi, pour tout ce qu’elles font. Je suis contente d’être avec elles aujourd’hui pour les accompagner à l’ouverture de l’année Alix leur fondatrice. Je ne connais pas bien Alix Le Clerc mais je suis contente d’entendre les petits enfants de la maternelle raconter sa vie, j’ai appris quelque chose d’elle. » (Madame la Ministre)

La vicaire dit sincèrement merci pour leur présence à l’ouverture de l’année Alix.

Pour la vicairie du Congo
Sœur Gisèle KON
Chargée de la communication




