Projets 2025
Où en est-on ?
Vos dons en 2025
E
n 2025, les appels de la congrégation Notre-Dame ont permis de collecter 33 826 € auprès de vous tous, les amis de la congrégation. Les écoles de France et de Belgique ont encore répondu présent à ces appels par une grande générosité de leur temps et de leur argent. Et, comme chaque année, d’autres donateurs, individuels ou groupés, se sont fidèlement manifestés pour les projets.
Vos dons s’ajoutent à ceux que la Caisse Commune de la congrégation alloue aux projets. Ainsi, les sommes reversées aux projets se sont réparties de la façon suivante en 2024 :
- Au Viêt Nam
➡️ 275 670 € ont été versés pour la régularisation de terrains à DaLat, prélude à la construction d’un vaste ensemble de bâtiments d’hôtellerie et d’accueil pour retraitants, dont nous vous parlerons l’an prochain. - Au Congo
➡️ 886 000 $ ont été débloqués pour le démarrage du chantier de l’école secondaire à Joli Site (Complexe scolaire Pierre Fourier) décrit plus bas. - Au Brésil
➡️ 243 750 € ont été versés pour le financement du projet de bourses pour les élèves des écoles de la congrégation Notre-Dame à São Paulo
Cette année, si nous ne vous soumettons pas de demande d’appui pour de nouveaux projets 2026, nous comptons beaucoup sur votre soutien pour mener à bien les projets 2025 qui continuent de mûrir et de sortir de terre en cette nouvelle année : l’espace communautaire du quartier déshérité du Horto, à Juazeiro do Norte (Brésil), les travaux de réfections à la Casa São Pedro Fourier, à São Paulo (Brésil) et le méga-projet d’école secondaire Pierre Fourier à Joli Site (Kolwezi). A propos de ce dernier, nous faisons un point sur la progression des travaux dans les pages qui suivent.
Votre appui moral et financier demeure bien nécessaire en cette année 2026 !
Réalisations 2025 :
Ouverture du nouveau foyer d’étudiantes Binh Minh (Saigon, Viêt Nam)
Le foyer Binh Minh à Saigon (Ho Chi Minh Ville) accueille depuis de longues années des étudiantes venues de loin pour étudier dans les universités. Les lieux étaient modestes et devenus vétustes ; les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame ont décidé de démolir le bâtiment et de le reconstruire à neuf. Ce qui fut fait en 2024-2025 grâce à votre appui. Et la première rentrée a eu lieu en septembre dernier pour une première promotion de 8 étudiantes et une Sœur qui les accompagne au quotidien. Ce seront bientôt 30 étudiantes accompagnées par 2 ou 3 Sœurs qui vivront ici. Trois chambres pour les Sœurs et trois dortoirs.
Le logement étudiant dans les grandes villes est une nécessité constante, notamment à Saigon, où se trouvent les plus grandes universités du Vietnam. Les résidences universitaires sont insuffisantes pour accueillir le grand nombre d’étudiants. De plus, le coût de la vie à Saigon est très élevé.
De nombreuses familles venues de la campagne sont obligées d’emprunter auprès des banques, de vendre ou d’hypothéquer des biens pour financer les quatre années d’études universitaires de leurs enfants à Saigon.
Par ailleurs, les parents s’inquiètent pour la sécurité de leurs filles, qui quittent pour la première fois leurs villages ruraux pour vivre dans un environnement urbain vaste et complexe.
Le foyer Binh Minh est ainsi devenu un lieu sûr et propice aux études pour les étudiantes. Elles y sont accompagnées et soutenues par les Sœurs de la CND. Les étudiantes participent aux activités diverses proposées par les Sœurs, ce qui leur permet d’enrichir leur expérience de vie.
nous sommes bien à Saigon !
Réalisations 2025 :
Utilisation des bourses pour 75 élèves des écoles de São Paulo (Brésil)
En 2023, nous vous sollicitions pour apporter un appui financier à 75 élèves des écoles de la congrégation au Brésil. De nombreux élèves sont accueillis gratuitement dans les écoles N.-D. du Morumbi et Madre Alix, à São Paulo, ainsi que dans l’école Stella Maris à Santos, grande ville située en bord de mer. L’appui qui a été apporté à ces écoles leur ont permis de dégager des crédits pour des projets longtemps espérés au bénéfice de tous les élèves, et aussi du personnel.
On peut citer le doublement de la taille de la cantine de l’école Madre Alix, permettant d’accueillir 240 enfants à l’heure du déjeuner, en 3 à 4 services.
Jusqu’à récemment, la plupart des élèves des écoles de la congrégation ne fréquentaient les cours que le matin. Ils sont désormais chaque année davantage à choisir « l’éduction intégrale » ce qui signifie matin et après-midi. Cette organisation nécessite la mise à disposition pour les élèves d’un déjeuner pris sur place.
L’option a été retenue d’effectuer cet agrandissement en ouvrant largement les espaces vers l’environnement boisé de l’école.
La fréquentation du site sur des horaires élargis a aussi nécessité de mettre à la disposition du personnel un espace neuf de repos et de repas. Les fonds reçus ont permis d’investir dans la construction d’un petit bâtiment au sein des espaces de l’établissement.
À N.-D. du Morumbi : un espace à réinventer à l’école maternelle

Autre projet permis par le bol d’air financier des bourses : dès la rentrée de janvier 2026, les 70 enfants de la maternelle du Morumbi, à São Paulo, trouveront un lieu entièrement repensé : salles de classe, salles de soutien, espaces de circulation et aires de jeux auront été réorganisés, rénovés et modernisés. Le collège du Morumbi est un établissement d’enseignement général situé en centre-ville. Il compte 410 élèves de tous âges depuis la maternelle (une cinquantaine d’enfants) jusqu’au lycée. Il se trouve au milieu d’un très bel espace boisé, protégé pour la qualité exceptionnelle des essences d’arbres qui s’y trouvent.
Réalisations 2025 :
Travaux en cours pour la construction de l’école secondaire Pierre Fourier (quartier Joli Site, Kolwezi – RDC Congo)
A propos des écoles de la congrégation au Congo RDC
Les Sœurs belges de la congrégation sont arrivées dès le début des années 1940 pour assurer l’éducation des enfants du personnel belge encadrant la production des minerais. Ainsi fut créé le grand bâtiment de Notre-Dame de Lumière à Kolwezi. Il n’a fallu que quelques années après leur arrivée pour que les Sœurs décident d’élargir gratuitement leur action éducative aux enfants congolais, avec la création des écoles de la Cité Manika, toujours à Kolwezi. Plusieurs milliers d’élèves, collégiens et lycéens étudient aujourd’hui sur ces deux sites (totalement gratuitement pour les élèves du primaire).
Plus récemment, les Sœurs ont mis sur pied des écoles privées, dont les revenus leur permettent de faire vivre toute la vicairie : école Alix et école Ste. Anne à Lubumbashi, et depuis 2016, le déploiement progressif du grand centre scolaire St Pierre Fourier : d’abord une école primaire, puis une maternelle, et dès 2026 une école secondaire dans le quartier dit « Joli Site » proche du siège du Gouvernorat de la Province du Lualaba.
Quelques données techniques sur le chantier
Après le lancement d’un appel d’offres, le chantier a été confié à l’entrepreneur Olivier Bastin, qui avait déjà piloté la reconstruction de la partie de Notre-Dame de Lumière qui avait été ravagée par un dramatique incendie du 24 avril 2023.
Le nouvel ensemble se composera d’un premier bâtiment de 70 m x 21 m au sol, destiné aux salles de cours et d’étude. Et d’un second bâtiment, à quelques dizaines de mètres, à peine plus petit, qui recevra les ateliers techniques pour les options choisies par les élèves : électricité, scientifique ou mécanique. (Les deux autres options : commercial et pédagogie, seront hébergées dans le premier bâtiment). Construits sur deux niveaux, ils sont séparés l’un de l’autre pour des raisons de bruit et de sécurité en cas d’incendie ou d’explosion.
Au total, ce sont plus de 5 000 m2 qui seront édifiés.
Comme le sol de la parcelle est sablonneux et instable, il a fallu prévoir des fondations renforcées en béton armé au lieu d’une simple maçonnerie de moellons souvent utilisée localement. Les équipes travaillent en deux postes, jour et nuit, afin de réduire les délais de livraison des deux bâtiments.
On devine que les difficultés ne manquent pas. Le chantier, interrompu près de trois mois, a redémarré au début de la saison des pluies (mi-septembre), pluies qui ont à leur tour occasionné de nouvelles interruptions plus ou moins prolongées. Autre exemple, le chantier peine à s’approvisionner en ciment. Le prix de 11 US$ le sac prévu lors de la phase projet a explosé à 15 US$ l’unité : un impact de 32 $ sur chaque mètre cube de béton à poser.
Une livraison des bâtiments au quatrième trimestre 2026 demeure possible selon Olivier Bastin.
Réalisations 2025 :
Travaux en cours pour la construction de l’école secondaire Pierre Fourier (quartier Joli Site, Kolwezi – RDC Congo)
Avant la fin des travaux, l’école secondaire fonctionne déjà !
Le rêve d’une école secondaire pour compléter la maternelle et le primaire de Joli Site, progressivement ouverts au cours des dix dernières années, anime les Sœurs du Congo depuis longtemps. Ce rêve les a tellement animées que, sans attendre le bâtiment, elles ont commencé à faire exister les classes du secondaire dans les locaux du primaire qui sont inoccupés l’après-midi. Ainsi, les quatre premiers niveaux d’enseignement (sur les six que comporte le secondaire) fonctionnent de la sorte depuis 4 ans, d’une manière inconfortable certes …mais vraiment pionnière !
48 classes pour 1 410 élèves, des bureaux, des salles d’étude, d’informatique, des ateliers…
L’organisation de l’enseignement secondaire au Congo RDC, hérité du système belge, comporte 6 niveaux. Les deux premiers sont consacrés à l’enseignement de base, puis les élèves doivent choisir leur option. A l’école secondaire Pierre Fourier, les effectifs par classe varieront de 45 élèves pour les premiers niveaux, à 25 pour les niveaux supérieurs comportant des options.
Les 5 options proposées par l’établissement sont choisies parmi celles qui sont le plus susceptibles d’offrir des débouchés dans l’économie : celle de la région de Kolwezi est fortement structurée autour de l’exploitation minière. Les hauts plateaux qui entourent Kolwezi regorgent de richesses que les grandes entreprises du numérique se disputent âprement. Une certaine concurrence existe entre les établissements privés qui se sont ouverts récemment dans les grandes villes du Katanga. La nature et la qualité des options proposées par chaque école sont un atout auquel les familles sont très sensibles dans leur choix pour l’éducation de leurs enfants.




